<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466</id><updated>2012-02-01T09:32:59.704Z</updated><category term='Roman policier et fantastique: Le chevaucheur des nuées'/><category term='La grande jacquerie de 1358'/><category term='Le bonheur du monde (roman)'/><category term='Margot reine d&apos;Usson'/><category term='Mérigot Marchès'/><category term='Extrait de &quot;Dynamique de groupe&quot;'/><category term='Mort étrange d&apos;un général'/><category term='Louis-Ferdinand Céline'/><category term='Les racines de sang'/><title type='text'>alain-mourgue littérature</title><subtitle type='html'>Présentation et extraits de mes livres: Romans et essais historiques.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>17</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-5166882820616510472</id><published>2011-12-19T14:52:00.003Z</published><updated>2011-12-19T15:11:14.100Z</updated><title type='text'>Histoire de l'Islam: Les quatre premiers Califes</title><content type='html'>&lt;div&gt;Toute l'histoire de l'Islam et du monde arabe sur  &lt;a href="http://www.pourlhistoire.com/"&gt; le site Pour l'Histoire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 632, à la mort du Prophète Mohammed (Mahomet), se pose l'inévitable question de sa succession. Il est évident que son statut de prophète n’ouvre pas droit à succession mais la question se pose pour son statut séculier de chef de la Oumma (la communauté des croyants).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mohammed n'a pas désigné de successeur mais il a indiqué qu'Abou Bakr, un de ses plus fidèles compagnons et père d'Aïcha, sa jeune épouse préférée, dirigera la prière collective après sa mort.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Notons que, plus tard, les Chiites prétendront que le Prophète avait désigné son cousin Ali pour successeur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De plus, Mohammed n'a pas d'héritier mâle or, selon la tradition, les qualités se transmettent par le sang entre mâles.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a donc bien un problème de légitimité califale (littéralement le mot calife signifie en arabe celui qui suit, qui succède) d'autant qu'il n'existe aucune règle de succession en la matière.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'enjeu est d'importance pour la jeune communauté des croyants car la mort du Prophète laisse apparaître très vite des dissensions en son sein. Tout d'abord, il y a l'affrontement entre Aïcha, dans la chambre de laquelle Mohammed est mort, et Fatima, la fille du défunt et épouse de Ali. Fatima estime devoir hériter des biens de son père.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une autre tension se fait jour entre les premiers compagnons du Prophète venus avec lui de La Mecque à Médine, les émigrés (Mouhagirun), et les Médinois qui se sont ralliés,les Ansars. Les uns et les autres réclament la légitimité pour désigner parmi eux le premier successeur (nous parlerons désormais de Calife).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Abou Bakr appartient au groupe des émigrés. Il est généalogiste (nassab). C'est une fonction prestigieuse car le généalogiste est la mémoire vivante du groupe. Il interprète les rêves. En outre, il est Hakam, c'est-à-dire arbitre tribal. Abou Bakr est donc un homme remarquable surnommé Al Saddiq, le sincère, le fidèle parmi les fidèles. Il constitue un modèle du parfait musulman. Il semble qu'Abou Bakr se soit invité à une réunion des Ansars au cours de laquelle ces derniers se préparaient à désigner un calife en l'absence des émigrés de La Mecque. Finalement, sa sagesse parvient à éviter l'éclatement et il est désigné Calife. Plus modestement, Abou Bakr, prend le titre de successeur de l'Envoyé de Dieu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Son califat est de courte durée (environ deux ans). Il affronte victorieusement plusieurs soulèvements de tribus. Ces troubles sont connus sous le nom de Ridda ou guerres d'apostasie (de reniement) car plusieurs personnages, dont une femme, tentent de revenir aux pratiques anté-islamiques. Abou Bakr meurt en 633 (ou 634).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Omar, un autre compagnon du Prophète, lui succède. Au titre de Calife de l'Envoyé de Dieu, il ajoute celui de Prince des Croyants (Amir el mouminin) qui suppose une fonction militaire et qui augure des futures conquêtes qu'il conduira. Son Califat dure dix ans (634-644). Il est marqué à la fois par une grande stabilité et les conquêtes qui font surgir le monde arabe sur la scène politique mondiale de l'époque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La conversion à l'Islam d’Omar ressemble, d'une certaine manière, à la conversion de Paul au christianisme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A La Mecque, Omar, qui était un ennemi acharné des premiers musulmans, aurait menacé sa sœur qui recevait chez elle un récitant du Coran. C'est à ce moment, mais les circonstances précises nous sont inconnues, qu'Omar, délaissant brusquement sa colère, se serait convertit pour devenir un des plus fidèles compagnons de Mohammed.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Omar lance la Oumma à la conquête de l'Irak, de la Syrie puis de l'Egypte. Quelles sont les raisons de cette brutale irruption des Arabes hors de leur péninsule ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les tribus bédouines vivaient, notamment, du commerce à longue distance et également de l'économie du butin. En outre, il n'était pas rare que celles qui manquaient de nourriture (gardons en mémoire les conditions climatiques particulièrement dures de la péninsule arabique) pratiquaient la razzia sur les biens et les troupeaux d'autres tribus. C'était une nécessité vitale. La communauté des croyants créée par Mohammed constitue une nouvelle forme de tribu dont les membres sont liés par la foi et non par le sang. Il est interdit aux musulmans de se faire la guerre entre eux. Dès lors que l'Islam se répand largement parmi les tribus arabes de la péninsule, le recours à la razzia et l'économie de butin deviennent impossibles avec toutes les conséquences qui en découlent. Il est donc urgent de se tourner au-delà des frontières. Les cibles privilégiées sont la fertile Mésopotamie sous domination Sassanide et la Syrie, également fertile, appartenant à l'empire byzantin. Les deux grands empires s'épuisent dans un affrontement quasi permanent. L'empire Sassanide est à bout de souffle. Quant aux Byzantins, l'intolérance religieuse de l'empereur de Constantinople fait des minorités chrétiennes dissidentes de Syrie des alliées potentielles des conquérants arabes qui sont reçus comme des libérateurs. Ce sentiment favorable aux conquérants est d'autant plus fort que les Musulmans ne se lancent pas dans des opérations de conversion forcée, tout au contraire. Nous en verrons, plus tard, les raisons.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Face à des armées impériales peu mobiles, peu motivées et souvent composées d'un grand nombre de mercenaires, les cavaliers arabes ont aisément le dessus. Ils attaquent par petits groupes très mobiles. La recherche du butin et surtout leur foi constituent de très fortes motivations.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les Byzantins sont bousculés à Agnadayn en juillet 634. Damas tombe une première fois en 635 avant d'être reperdue puis reprise en 636. Cette même année, la bataille victorieuse du Yarmouk est décisive. La Palestine et la Syrie sont conquises. Jérusalem est prise en 638. Omar s'empresse de venir y prier. Après une première défaite à la bataille du Pont, les Arabes remportent en 637 une victoire capitale sur les Sassanides à Qadisiya. A partir de cet événement, tout s'enchaîne rapidement. Dès 638 ou 639, la capitale sassanide, Ctésiphon, est investie. Les Musulmans fondent deux villes : Koufa et Basra (Bassora). Ces cités sont des Misr, c'est-à-dire des camps militaires permanents qui servent de relais pour les étapes ultérieures de la conquête.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'empereur sassanide se réfugie dans sa province stratégique du Khurasan. L'Arménie et la grande cité d’Edesse tombent en 639. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 642, la totalité de la Mésopotamie, de l'Arménie, de la Syrie et de la Palestine sont aux mains des Arabes musulmans. Les conquérants frappent aux portes de l'Egypte byzantine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les Arabes remportent une première victoire sur les troupes Egypto-Byzantines à Pélouse en 639 et une seconde à Héliopolis en 640.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 642, Alexandrie négocie sa reddition mais elle est reprise par les Byzantins en 646.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dès 643, les Arabes créent le misr de Fustat qui devient leur capitale provinciale. Les conquérants s'apprêtent à marcher en direction de la Cyrénaïque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Omar est mortellement blessé en 644 mais il a le temps d'organiser sa succession avant de mourir. Il crée un conseil de consultation de six membres dont font partie, notamment, Othman et Ali. Il est convenu que le successeur d'Omar sera désigné dans les trois jours suivant sa disparition.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Othman est nommé Calife. Son califat dure douze ans. Son œuvre centrale est la recension coranique dont les conséquences sont déterminantes pour l'avenir de la Oumma.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A la fois pour des motifs religieux et politiques, la mise par écrit du Coran constitue un enjeu capital. Ce travail de recension, qui dure plusieurs années, produit naturellement quelques conséquences. Le choix précis des mots et de leurs significations implique la fixation d'une lecture, d'une interprétation, du texte sacré. Cela met en cause le pouvoir des récitants (qourra) du Coran qui en détiennent jusqu'à présent la mémoire et la pureté. Les récitants reprochent au Calife de se livrer, par sa recension, à des nouveautés blâmables ( bid'a). Ali, qui a la réputation d'être un homme particulièrement pieux, a une lecture du Coran qui n'est pas celle retenue par Othman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Outre le débat d'ordre théologique, la recension coranique a pour effet de mobiliser les lettrés et notamment les grammairiens dont le remarquable travail a contribué à faire de l'arabe une langue de culture de premier ordre. Pendant ce temps, la conquête se poursuit. Chypre est prise en 649.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans son exercice du pouvoir, Othman privilégie le lien du sang. Il distribue des terres aux membres de sa famille et nomme à des postes clés des proches. Son népotisme suscite de plus en plus d'hostilité et finit par lui être fatal. Une mutinerie éclate à Fustat en 656 à propos de la distribution des terres. Les mutins se rendent à Médine où réside le Calife. Ils mettent le siège devant sa résidence durant 40 jours. Finalement, Othman est assassiné. C'est la Fitna, la discorde, qui conduit à l'éclatement de la Oumma. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ali est désigné Calife par les opposants d'Othman. Trois mois plus tard, une première révolte éclate. Elle est dirigée par deux anciens compagnons et par Aïcha. Cette dernière participe à la bataille dite du chameau. Les révoltés sont défaits et Aïcha assignée à résidence à Médine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un autre homme se dresse contre ‘Ali. Muwwiyya, gouverneur de Syrie et cousin d'Othman, accuse Ali de n'avoir pas vengé la mort de son prédécesseur et refuse de faire allégeance au nouveau Calife. Ce dernier le destitue de son poste de gouverneur mais Muwwiyya refuse sa destitution. Il brandit la chemise ensanglantée d'Othman lors d'un discours à la mosquée de Damas et se présente comme le vengeur du Calife assassiné. Il réclame le sang et non plus seulement le prix du sang comme le veut la tradition bédouine. Les deux armées s'affrontent à Siffin ( ), près de l'Euphrate, en 657. Le sort de la bataille est indécis. Le gouverneur de Damas propose un arbitrage, ce que refusent certains partisans de Ali en se fondant sur ce mot d'ordre : Il n'est de jugement que de Dieu ! Seul Dieu, selon eux, peut décider du sort des armes. Ils abandonnent Ali. Ces hommes sont qualifiés de Kharigites (ce qui signifie les exclus ou ceux qui s'excluent).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ali accepte l'arbitrage qui a lieu à Adrah (près de Pétra) en 658. Il est déclaré que Othman a été tué injustement et que Ali aurait du venger sa mort. L'arbitrage est donc favorable à Muwwiyya et légitime sa désobéissance à Ali. La même année, les Kharigites sont écrasés à la bataille de Nahrawwan. Seuls quelques-uns parviennent à s'enfuir. La plupart des fugitifs trouvent refuge au Maghreb.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 660, le vainqueur de Siffin se fait proclamer Calife. Damas devient résidence califale. Désormais, il y a deux Califes : Muwwiyya à Damas et Ali à Koufa, en Irak, où il s'est replié avec ses partisans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette situation ne dure guère. En 661, Ali est assassiné par un Kharigite. Il était le quatrième et dernier des Califes bien guidés (Rachidun), compagnons du Prophète.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dès lors, l'éclatement de la Oumma est consommé. Trois groupes en sortent : Les partisans de Muwwiyya, les plus nombreux (les Sunnites), les partisans de Ali (les Chiites) et les Kharigites.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le siège califal quitte définitivement la presqu'île arabique. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le califat Omayyade et la poursuite de la conquête&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'installation du califat omayyade à Damas* en 661 marque une rupture radicale avec le pouvoir des précédents califes bien guidés. L'influence byzantine se fait sentir par l’instauration d'une vie de cour et par le choix d’un certain nombre de chrétiens parmi les conseillers du Calife. Le nouveau pouvoir devient un mulk classique, c'est-à-dire un pouvoir monarchique traditionnel. L'arabité du cercle dirigeant l'emporte sur le caractère spécifiquement musulman du califat des anciens compagnons du Prophète. La solidité du régime tient à trois facteurs essentiels :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- L'homogénéité et la solidarité interne du noyau dirigeant (concept de asabiyya c'est-à-dire d'esprit de corps. Voir à ce sujet le concept développé par Ibn Khaldun.) qui reposent sur la loyauté des tribus arabes installées en Syrie. Muwwiyya consulte systématiquement les chefs tribaux locaux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- La fidélité de l'armée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- La loyauté des gouverneurs de province.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'empire omayyade est d’abord un empire arabe avant d’être un empire musulman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La poursuite et la consolidation de la conquête vont permettre à l’empire de fonctionner sur l'économie du butin. Une part des terres conquises est confisquée mais laissée en usufruit à leurs propriétaires originels contre versement d'un impôt, le raraj. Quant aux autres terres confisquées, elles tombent dans le domaine public du califat. Elles sont découpées en grands domaines et concédées à de grands exploitants musulmans appartenant aux tribus arabes contre le versement de l'usr, impôt égal au dixième des récoltes. Son montant est inférieur au kharaj. La conversion à l'islam d'un propriétaire local ne change pas son statut fiscal.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En outre, chaque chef de famille non-musulman est soumis à un impôt par tête, la jizya. La distinction économique qui est instaurée entre musulmans, essentiellement arabes, et non-musulmans est un facteur justifiant l'absence de politique du pouvoir en faveur des conversions massives à l'islam. A l'opposé, cette différence de statut fiscal peut, dans un certain nombre de cas, expliquer la volonté des non-musulmans à se convertir. Il convient de souligner que les populations locales non converties bénéficient en contrepartie de l'impôt, d'un statut de protection comportant, en théorie, des restrictions telles que l'accès à la fonction publique et à l'armée. Les nouveaux convertis sont appelés mawaali. Ils sont, conformément au mode de fonctionnement de la société arabe tribale, des clients de tribus. C'est une sorte de statut d'affiliation qui leur permet de devenir musulman mais tout en restant différents. Cette distinction entre mawaali et musulmans arabes ne va pas sans susciter des tensions et poser des problèmes. Il faut souligner que la religion des conquérants exerce un attrait particulièrement fort à l'égard des populations conquises pour des motifs qui ne sont pas exclusivement économiques ou politiques. L'islam est une religion sans mystères, sans clergé et dont la liturgie est très simple, contrairement au christianisme. Ceci explique, pour partie, la rapidité et le succès de la conquête arabo-musulmane. Peu à peu, les califes omayyades vont s'éloigner des réalités quotidiennes pour s'installer dans une vie de cour qui scandalise les gens pieux et, notamment, les partisans de Ali qui dénoncent l'illégitimité califale du pouvoir de Damas. Les califes successifs, tel Hishaam, ont tendance à déserter la capitale au profit des châteaux édifiés dans le désert. Les opérations militaires de la conquête qui ne cesse de se poursuivre sont le fait des gouverneurs de province. Le Calife est de moins en moins impliqué dans le processus d'expansion. Enfin, les tensions entre arabes issus des tribus conquérantes et nouveaux convertis s'exacerbent. Nonobstant les révoltes qui ébranlent l'empire, les conquêtes se poursuivent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Entre 706 et 712, les villes de Boukhara et de Samarkand sont prises avec l'ensemble de la Transoxiane qui constitue une plaque tournante du commerce et de la circulation des hommes et des idées. L'Indus est franchi en 713. Du côté de l'ouest, le misr de Kairouan est créé en 670. l'Afrique du Nord est conquise, du moins partiellement, entre 695 et 698. En 711, Tariq ibn Ziyad (in arabic)franchit le détroit qui sépare l'Afrique de l'Europe et pénètre en Espagne. Le pays est conquis en cinq ans. Les Arabo-Berbères, appuyés par des combattants chrétiens, franchissent les Pyrénées et pénètrent dans ce qui n'est pas encore la France. Les conquérants sont arrêtés près de Poitiers en 732 en un lieu baptisé par les vaincus le champ des martyrs (Voir le magazine e.mag 1.) L'expansion musulmane a atteint son point le plus extrême en Occident. La conquête du Maghreb va se poursuivre, émaillée de nombreuses révoltes autochtones. Quant aux soulèvements internes à l'empire, ils sont d'ordre divers :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout d'abord, la révolte conduite par Abd Allah ibn Az Zoubayr, gouverneur du Hijaz. En 683, il refuse de faire allégeance à Damas et entre en dissidence. Les Omayyades s’emparent de Médine. Abd Allah se réfugie à La Mecque qui est assiégée. L'instabilité du régime de Damas permet au dissident de continuer à gouverner le Hijaz durant dix ans entre 683 et 693. Petit-fils d'Abou Bakr, Ab Allah ibn Az Zoubayr incarne une certaine légitimité califale et s'autoproclame Calife. On assiste, une nouvelle fois, à l'existence de deux califats. Cependant, en 693, Abd el Malik arrive au pouvoir à Damas et redresse la situation. Son armée s'empare de La Mecque. Abd Allah est tué. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les révoltes Kharigites: Selon la tradition, elles sont le fait des neuf rescapés de la bataille de Nahrawwan. Sans entrer dans les détails, soulignons que pour les Kharigites le Calife ne peut être désigné que par la Oumma tout entière et que cette dignité échoit naturellement au meilleur d'entre-elle. Ils prônent une stricte égalité dans la foi entre Arabes et non Arabes, voire même entre hommes et femmes. Le devoir de soulêvement contre le pouvoir en place est posé comme une règle par les plus activistes. Les révoltes se produisent à partir de 682. Elles sont toutes écrasées. En 748, Abou Hamza, un chef Kharigite, est tué. Dès lors, les Kharigites se réfugient aux confins de l'empire, au Maghreb et à Oman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quant aux Alides, le problème se pose en termes différents mais toujours avec l'idée de l'illégitimité des califes Omayyades. Après la mort de Ali en 661, c'est son fils Hassan qui est investit Calife mais il accepte de faire allégeance à son rival Mu’wwiyya. Hassan se retire. A sa mort, en 680, son frère Hussein est sollicité par les partisans de feu son père pour prendre la tête du soulèvement qui se prépare contre le pouvoir de Damas. Il accepte et prend la route en direction de Koufa. Il fait halte à Karbala. Les Omayyades lui barrent la route et bloquent l'accès à l'Euphrate. Hussein et toute sa troupe sont massacrés le 10 octobre 680 (10 Muharram 61 de l'Hégire). D'autres révoltes secouent l'empire mais c'est celle des Abbassides, dont le foyer de révolte se trouve dans l'importante province du Khurasan, qui va avoir raison du régime en place en 750. A partir de cette date, le centre de l'empire se déplace de Damas vers Bagdad et cesse d'être exclusivement arabe pour devenir essentiellement musulman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;*Mosquée des Omayyades&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Fondation de Bagdad&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Durant les premières années du nouveau pouvoir abbasside, la capitale de l'empire est Kufa. En 758, le calife Al Mansur décide la fondation d'une nouvelle capitale, près de Ctésiphon, l'ancienne métropole sassanide. Située entre le Tigre et l'Euphrate, sur les grandes routes caravanières, la nouvelle capitale est d'abord baptisée Médinat el Mansur puis Médinat el Salam et Médinat el Mounawara (la ville ronde) avant de prendre son nom définitif, Bagdad. La création d'une nouvelle capitale est avant tout la manifestation de la puissance du nouveau pouvoir califal. Le choix du site est une affaire particulièrement délicate nécessitant de nombreuses consultations préalables. Le chantier mobilise près de 20 000 personnes. On n'éhésite pas à faire venir du marbre d'Italie. Chose rare à l'époque dans cette région, la ville est dotée de fortifications formées d'une double enceinte et d'un fossé sur le modèle des cités sassanides. Comme ces dernières, elle est de forme circulaire. Le cercle symbolise le soleil. Le Calife est installé au centre du cercle. Autour de la résidence califale, un large espace vide sépare le siège du pouvoir du reste de la ville. Les quartiers sont édifiés entre les deux murailles. Quatre portes donnent accès à la nouvelle capitale. Le souk, lieu traditionnel d'agitation, est rejeté à l'extérieur des murailles. Au fil des années, la ville se développe hors les murs. Au point culminant du rayonnement de l’empire abbaside, on estime que la ville a compté jusqu'à un million d'habitants. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'empire Abbasside&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le califat Abbasside est caractérisé par la création d'institutions puissantes : &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout d'abord, le Vizir. D'origine perse pour les uns ou arabe pour d'autres, le terme désigne une fonction que l'on pourrait, avec beaucoup de précautions, comparer à celle d’un chef de gouvernement. Le vizir est, au début, le secrétaire particulier du Calife mais le personnage va devenir peu à peu le chef de l'administration centrale qui va connaître un développement considérable au point que certains auteurs n'ont pas hésité à parler de bureaucratie d'empire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Certains vizirs vont être des personnages très puissants tels ceux issus de la famille des Barmaki, originaires du nord de l'Afghanistan. La trop grande puissance prise par cette famille lui sera fatale. Le calife Arun Al Rachid décidera de les arrêter. Cette attitude califale semble traduire la volonté du pouvoir d'éviter la création d'une aristocratie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Outre le vizir, l'administration se compose de plusieurs institutions, les diwans (bureaux, ministères).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le premier d'entre eux est le Bayt al mal, le Trésor Public, qui comportent trois sections : &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le diwan al diya chargé de la perception de l'impôt (usr), le diwan al haraj et le diwan chargé du paiement des fonctionnaires. Chaque diwan est dirigé par un contrôleur, le Ziman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le second grand diwan est le diwan al Hatim. C'est le plus prestigieux. On y trouve les meilleurs calligraphes de l'empire qui se constitue au fil du temps une importante collection d'archives.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le diwan al Zaïch (ministère de l'armée), le diwan al Barid (la poste) et d'autres tel le diwan al Dar (qui dirige les diwan des provinces) complètent le dispositif administratif de l'empire Abbasside.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'empire Abbasside constitue un espace culturel où va se déployer une civilisation brillante* pendant plus de deux siècles. C'est la période classique. Le commerce est florissant. La culture s'épanouit au contact des civilisations arabo-musulmane et grecque. Les sciences religieuses* se développent parallèlement à une forme complexe et raffinée d'humanisme, de littérature et de savoir-vivre, l'Adab.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cependant, l'instauration d'un pouvoir musulman rival se réclamant du chiisme en Egypte et l'arrivée des croisés en Palestine vont secouer l'empire et affaiblir le Califat de Bagdad.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peu à peu, l'armée a tendance à devenir un corps relativement autonome qui, en outre, est investie progressivement par les Turcs. Ce phénomène constitue l'une des causes de l'isolement des Califes et de leur perte du pouvoir réel. Le Calife reste le maître nominal de l’empire mais le pouvoir réel est, progressivement, exercé par les chefs militaires d'origine turque. Qui sont ces Turcs qui s'emparent du pouvoir impérial et d'où viennent-ils ? Les Turcs Seljukides, appartenant à la confédération des Oghuz, viennent d'Asie centrale par deux voies contournant la mer Caspienne, l'une par le nord et l'autre par le sud.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La conquête Seljukide procède en deux étapes : La prise de la Transoxiane, puis du Khurasan dont la capitale, Nichapour, tombe entre leurs mains en 1038. Ispahan est prise en 1050. Désormais, s'ouvre devant eux la route de Bagdad. Le Calife abbasside veut se débarrasser des Bouyides qui contrôlent Bagdad et qui pourraient s'allier aux Fatimides d'Egypte dont l'ambition est le renversement des Abbassides et la réunification du monde musulman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'alliance avec les Seljukides fraîchement convertis à l'Islam sunnite s’impose donc. Les Turcs font leur entrée à Bagdad en 1055 en plein mois de Ramadan. Toghroul Beg fait allégeance, très formellement, au Calife, prend le titre de Sultan et s'installe au pouvoir jusqu'en 1063. Le Calife épouse même l'une de ses nièces ! Désormais, l'empire Abbasside est aux mains des Turcs même si, en apparence, le Calife en demeure le maître. Plusieurs Sultans vont se succéder. Le nouveau pouvoir se caractérise par un renouveau du sunnisme et un renforcement du pouvoir militaire favorisé, en particulier, par le fait que l'armée perçoit et utilise l'iqta, impôt versé par les exploitants des vastes terres concédées aux chefs militaires turcs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Toutes ces évolutions se produisent dans un cadre géopolitique complexe. En Occident, le califat arabo-berbère de Cordoue est autonome. Il en est de même du califat fatimide d’Egypte. La Syrie et la Palestine sont en pleine anarchie avant d'être le théâtre des croisades, puis des contre-croisades. L'influence culturelle persane gagne du terrain à l'est de l'empire au détriment de l'ère culturelle arabe qui se déplace vers l'Ouest. L'arrivée de nouveaux envahisseurs venus des steppes d'Asie centrale va bouleverser la région. Les Mongols attaquent l'empire. Bagdad tombe en 1258. La ville est mise à sac. C'est la fin d'une brillante époque. Les Mamelouks d'Egypte stoppent les envahisseurs en Palestine à Ayn Jahat en 1260. Un peu plus tard, sous l'effet de la résistance turque et, peut-être, pour d'autres motifs peu élucidés, les Mongols se retirent de la région. Désormais, ce sont les Turcs, Seljukides puis Ottomans, qui vont incarner la puissance musulmane dans tout l'Est puis le Sud du bassin méditerranéen.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;*Mosquée bâtie à l’initiative du Calife Al Mustansir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;*Palais des Abbassides à Bagdad&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Croisades et contre croisades&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plusieurs motifs semblent être à l'origine des croisades chrétiennes en Orient. Première raison : La difficulté, voire l'interdiction, faite aux pèlerins chrétiens de se rendre à Jérusalem, sur les lieux du Saint-Sépulcre du fait de la présence musulmane. Deuxième explication : Le droit d'aînesse confisque au profit de l'aîné le droit de posséder un fief, écartant ainsi du droit de succession les cadets qui n'ont d'autres choix que de se tailler des fiefs seigneuriaux sur des terres étrangères. Troisième raison : L'église cherche à canaliser l'ardeur guerrière des chevaliers occidentaux en les mobilisant pour la délivrance du tombeau du Christ. Enfin, les empereurs byzantins, aux prises avec les Seljukides du Califat de Bagdad, font appel aux chrétiens d'Occident pour les aider à contenir la pression musulmane. En novembre 1095, le Pape Urbain II lance, à Clermont, la première croisade. Il accorde une indulgence plénière et l'effacement des dettes à tous ceux qui s'engageront. En 1096, deux catégories de croisés prennent le chemin de l’Orient : Les pauvres gens qui vont emprunter la route terrestre et semer leur chemin de massacres et de pillages (massacre des Juifs en Rhénanie, par exemple) et les chevaliers composant quatre groupes distincts. Ces cinq croisades se rejoignent à Constantinople. La rencontre entre l’empire byzantin, urbain, fastueux et cultivé, et les Occidentaux est brutale. Oubliant la raison initiale de leur expédition, les croisés se livrent au pillage de la capitale byzantine avant de fonder par la force des principautés. Le comté d’Edesse est créé en 1097 tandis qu'une armée poursuit sa route vers Antioche, point stratégique et symbolique. La ville tombe en 1098 au terme d'un long siège. Les croisés, vainqueurs, refusent de restituer la ville aux Byzantins et fondent la principauté d’Antioche.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jérusalem est assiégée et capitule en 1099. Les croisés investissent la ville en massacrant Juifs et Musulmans et en se livrant à un pillage en règle. Godefroy de Bouillon fonde le royaume de Jérusalem. Dix ans plus tard, Tripoli (Liban) est prise par le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles, qui fonde le comté de Tripoli. Face à la relative apathie des dynasties musulmanes, les Zendguides réagissent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 1104, l'Ata Beg de Mossoul s'empare d'Alep avec la perspective d'attaquer les nouveaux états latins. Il s'empare de Baudoin, roi de Jérusalem qu’il libère contre rançon.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Zendgui succède à l'Ata Beg. Sa priorité est l’unification de la Syrie. Il vise Damas dont la prise lui assurera le contrôle de la route de Jérusalem. Il s'empare en 1144 d'Edesse. Cet événement déclenche la deuxième croisade dirigée par Louis VII et Conrad III. Les croisés ont Damas pour objectif. En fait, les Occidentaux ignorent la réalité politique de cette région. Ils pensent avoir en face d'eux un monde musulman unifié et solidaire. Il n'en est rien. Le califat Fatimide d'Egypte, d'obédience chiite s’oppose aux Seljukides sunnites de Bagdad. Damas est tenue par les Bourrides adversaires des Zendguides qui les menacent. Les Bourrides s’allient donc aux Francs. Le but initial des croisés n'a donc plus lieu d'être et la croisade échoue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le fils et successeur de Zendgui, Nur ed Din, poursuit la politique de son père assassiné en 1146. Il prend Damas en 1154. Il est appelé à l'aide par les Fatimides d'Egypte et diffère son offensive contre Jérusalem. Son alliance avec les Fatimides est une aubaine car il prend ainsi en tenaille les états latins coincés entre Egypte et Syrie. Nur ed Din meurt en 1174. Saladin, fils d'Ayyub, un Kurde gouverneur de Tikrit en Irak pour le compte des Seljukides, épouse la veuve de Nur ed Din.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Saladin s'empare temporairement d'Alep en 1186 et parvient à contrôler le Nord de la Syrie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Profitant de l'accusation de profanation du tombeau du Prophète à Médine lancée contre Renaud de Châtillon retranché à Kerak, Saladin engage le combat contre les croisés. En 1187, les Occidentaux sont écrasés à Hittin. Renaud de Châtillon est décapité. Jérusalem est reprise aux croisés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La chute de Jérusalem déclenche la troisième croisade conduite par Frédéric Barberousse, qui meurt en Anatolie par noyade, par Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. L’aventure tourne à l'échec. Les croisés proposent la paix à Saladin. Le traité de Ramlah est signé sans que les Francs aient pu reprendre Jérusalem. Saladin meurt en 1193. Le sultanat Ayyubide entre en crise et se fragmente en quatre parties : Mossoul, Alep, Damas et Le Caire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La quatrième croisade est lancée et commence, paradoxalement, par la prise de Constantinople par les croisés qui profitent de la crise de succession du Basileus. Le comte de Flandre s’installe sur le trône impérial byzantin tandis que le nouveau Basileus est réfugié à Nicée. Cette situation va durer cinquante ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les cinquièmes et sixièmes croisades ont un résultat mitigé. Les croisés récupèrent Jérusalem en 1229 mais la reperdent en 1244, ce qui motive la septième croisade conduite par Saint Louis. Au Caire, le dernier sultan Ayyubide meurt. Sa veuve s'appuie sur des hommes qui vont fonder la dynastie des Mamelouks. La croisade est un échec. L'Occident renonce en 1291 à lancer de nouvelles expéditions. C'est la fin des croisades. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Croisades et jihad&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'arrivée des croisés en Syrie et Palestine a ravivé le débat autour du Jihad au sein du monde musulman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le mot jihad est dérivé de la racine arabe JHD qui exprime l'idée d'effort sur soi-même. Plus précisément, il faut lui donner le sens d'effort pour se rapprocher de Dieu. La théorie du jihad a été conçue trés tôt par les docteurs en science religieuse (les ulémas) qui distinguent deux catégories de jihad : Le majeur et le mineur. Le jihad majeur ou grand jihad est l’effort spirituel que chaque musulman doit faire sur lui-même pour se rapprocher de Dieu. Le jihad mineur ou petit jihad est l’action à mener à l'égard des non-musulmans. Les ulémas distinguent le petit jihad défensif et le petit jihad offensif.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A priori, seul le petit jihad défensif est préconisé par la majorité des ulémas. Il doit être mené, en principe par la prédication (dawa) et ce n’est qu’en cas d’échec qu'il convient de recourir au jihad offensif, c'est-à-dire à la guerre contre les infidèles. Dans cette dernière hypothèse, le mot jihad prend alors le sens de guerre juste.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après 750, l'esprit de conquête s'apaise au sein du monde arabo-musulman. Le jihad offensif n'est plus à l'ordre du jour. Seul subsiste le jihad défensif qui se manifeste aux confins des frontières de l'empire au contact des Byzantins et également des Turcs en Transoxiane.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sur ces frontières, des régles s'établissent de facto entre les musulmans et leurs voisins. Les accrochages locaux, les razzias sont le fait de combattants (les mouhjahdins) qui se paient sur le butin. Il ne s'agit plus d'opérations militaires de grande envergure.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les incursions byzantines en Syrie ou l'irruption des dissidents chiites ne provoquent que des réactions défensives qui vont être fortement critiquées par le pouvoir fatimide d'Egypte et par ses émissaires ismaéliens, les du'at (voir le texte sur le califat fatimide d'Egypte). Peu à peu l'idée de relancer le jihad mineur offensif se fait jour.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourquoi les Abbassides ont-ils tardé à réagir face aux croisés ? Il semble qu'ils aient commis une erreur grave d'appréciation. Lorsque les premiers croisés pénètrent en Syrie, les musulmans pensent avoir en face d'eux leurs traditionnels adversaires, les Byzantins, qu'ils appellent les Roums (les Romains). Il ne s'agit donc, à leurs yeux, que d'un conflit armé supplémentaire sans autre signification. Ils mettent du temps à comprendre que les croisés sont des Francs venus d'Europe et dont la motivation officielle et affichée est d'ordre religieux. Les Francs veulent reconquérir, au nom de la Chrétienté, le tombeau du Christ à Jérusalem. Dès lorsque les musulmans prennent conscience que le combat a une nature religieuse, la notion de jihad offensif va prévaloir et fonder la vigueur et l'efficacité des contre-croisades que Saladin* va conduire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-5166882820616510472?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='text/html' href='http://www.pourlhistoire.com/califes.html' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/5166882820616510472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=5166882820616510472&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/5166882820616510472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/5166882820616510472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2011/12/les-quatre-premiers-califes.html' title='Histoire de l&apos;Islam: Les quatre premiers Califes'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-712974162172120879</id><published>2011-12-19T14:50:00.002Z</published><updated>2011-12-19T15:02:24.956Z</updated><title type='text'>Les polythéismes de l'anté-Islam</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.pourlhistoire.com/anteislam.html"&gt;Les polythéismes de l'anté-Islam&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L’Arabie pré-islamique était polythéiste. La notion de sacré était centrale dans les cultes rendus aux divinités. La pratique cultuelle était toutefois différente entre les peuples nomades du Hijaz et les peuples sédentaires du sud de la presqu'île arabique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;1- Au Hijaz&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Notion de sacré : La notion de sacré est fondamentalement ambiguë. Le sacré est une force impersonnelle et mystérieuse qui peut être bienfaisante ou malfaisante. Haram (interdit) s'oppose à Hallal (licite). Le hallal a pour but de rendre pur l'impur. Cela signifie que dans le haram il y a de l'impur. Il y a donc des rapports de force entre haram et hallal au centre desquels on peut placer le profane qui est un lieu neutre où s'annulent les forces du pur et de l'impur. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans l'anté-islam, le haram est diffus et impersonnel, informe. Il y a les djinns qui sont des forces invisibles et imperceptibles dont il faut se méfier car ils sont les premiers occupants de la terre. Ils sont nombreux, surtout dans les lieux humides, nocturnes, dans les cimetières. Ils sont associés au sous-sol. Les djinns représentent un sacré primitif. Le sacré concerne le temps et l'espace :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A la Mecque, le haram (la kaaba) est un des points où le sacré est enraciné. En s'éloignant du centre sacré, l'énergie se dégrade. Il existe donc des espaces sacrés comportant des zones fastes et néfastes (YaMaNa et SaAMa), la droite et la gauche, qui s'opposent par rapport à l'angle nord-est de la kaaba. Il est vraisemblable qu'il y avait un culte solaire très ancien au lieu de la kaaba. La circumvolution des pèlerins musulmans pourrait provenir de cet ancien culte solaire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les enclos sacrés : Sauf en Arabie du Sud, les temples sont de simples enclos de pierre. A l'intérieur, un ou plusieurs bayt-Al (maison de la divinité) sont dressés, symbolisant la présence des puissances protectrices. Parfois les bayt-Al sont des sources ou des arbres. La Mecque est un lieu sacré important qui explique le pèlerinage anté-islamique. La pierre noire de la Kaaba était un bayt-Al.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Des rites précédés d'abblutions purificatrices se déroulaient avant l'approche du lieu sacré (changement de vêtement, coupe des cheveux…). Des offrandes (animaux ou repas rituels) étaient faites à la divinité. Le principal élément de culte était la circulation (dawar, tawaf) ou procession entrecoupée de stations. Il ne semble pas que des prières étaient prononcées à cette occasion.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sacralité du temps : Le calendrier anté-islamique était lunaire. Le mois intercalaire de rattrapage avec les années solaires a été supprimé par le Prophète. Il y avait quatre mois sacrés au cours desquels devaient cesser les combats.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il n'y avait pas de clergé au Hijaz, contrairement à l'Arabie du Sud. Les chefs des clans assuraient le service cultuel assistés d'un personnel spécialisé, les kahin(s).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Chaque tribu avait ses propres divinités, certaines étant communes à plusieurs tribus. Le dieu Houbal, peut-être d'origine syrienne, est associé à la triade des déesses Al Ozza, Al Lat et Manat. Il y avait d'autres dieux tels Ouzal, Al Galsal, Al Ilah et Al Rahman. Une certaine hiérarchie divine laisse supposer l'apparition d'un hénothéisme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;2- Arabie du Sud :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les divinités avaient un caractère astral. Le panthéon s'organisait autour de la triade formée de la Lune, du Soleil et de Vénus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les temples étaient des édifices et leur fonctionnement était assuré par des prêtres attitrés et spécialisés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La société Sud-Arabique était sédentaire, ce qui explique une pratique cultuelle plus élaborée qu'au Hijaz.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les communautés Juives en Arabie pré-islamique&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Des communautés juives étaient implantées depuis plusieurs siècles dans la presqu’île arabique avant l’arrivée de l’Islam. Elles étaient surtout installées au Yémen. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Selon les historiens, ces communautés étaient soit des Hébreux ayant fuit la répression romaine au IIème siècle après JC, soit des Arabes judaïsés. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ces communautés occupaient le chapelet des oasis Nord-Sud depuis la Syrie jusqu’au Yémen. Elles étaient protégées par des clans arabes (système du hilf) mais il est possible que cette situation était inversée plusieurs siècles avant. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les implantations juives étaient importantes au Yémen. Il est possible que des Juifs convertis à l’Islam aient fait passer des notions judaïques (récits des prophètes par exemple) dans la tradition islamique. Les communautés juives étaient puissantes et très structurées, très conscientes de leur identité. Malgré cette spécificité identitaire, les structures sociales des tribus juives étaient les mêmes que celles des Arabes. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les Chrétiens en Arabie pré-islamique&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les chrétiens en Arabie pré-islamique étaient moins nombreux et moins bien organisés que les communautés juives. C’était des occupants plus récents qui ont pénétré dans la presqu’île vers le IIIème siècle après J-C. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le premier groupe était celui des Abyssins qui se répartissaient entre mercenaires et esclaves au service des Arabes, notamment à La Mecque. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le second groupe était celui des Nabatéens (‘al Ambat) originaires de Pétra. Ils étaient spécialisés dans le commerce du blé, de l’huile d’olive et du vin. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ils étaient soumis à une taxe, la gizya, qui était un impôt par tête sur les étrangers résidents en contrepartie de la protection des Arabes de La Mecque. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il est vraisemblable qu’il y avait également des Arabes christianisés implantés en Arabie de longue date. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;La principale implantation chrétienne était Najran, aux portes du Yémen. C’était des chrétiens monophysites, donc d’origine syrienne, qui avaient leur évêque. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le monde chrétien des premiers siècles a été secoué de plusieurs dissidences et des débats théologiques se sont élaborés puis ont pris une certaine acuité lors de la conversion de l’empereur byzantin Constantin en 313 puis en 384 lorsque le christianisme est devenu religion d’Etat sous l’empereur Théodose. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;A partir de ce moment, l’amalgame s’est fait entre religion et fidélité à l’empereur de Byzance. Les schismes et les répressions se sont succédées. Les tensions sont devenues très fortes au milieu du VIème siècle sous Justinien. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;La hiérarchie gréco-chrétienne s’est opposée au christianisme populaire de culture non-grecque (Araméens, Coptes…).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La première grande controverse fut celle de l’arianisme. Arius diffusa une doctrine selon laquelle si Dieu est unique et inengendré, son Verbe, c’est-à-dire son fils Christ est créé. Christ n’était donc pas de la même nature que Dieu. Le concile de Nicée condamna l’arianisme et élabora le dogme de la Trinité selon lequel Dieu, Christ et l’Esprit Saint étaient l’expression d’une seule personne divine. L’arianisme s’installa néanmoins dans les Balkans et un peu en Europe Occidentale (les Wisigoths notamment).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La deuxième grande controverse est engagée par Nestorius Patriarche de Constantinople (Byzance). Nestorius posa le principe de la séparation des natures divine et humaine du Christ. C’était à la fois une contestation du dogme de l’incarnation selon lequel Dieu s’est fait homme en la personne de Jésus Christ et du dogme de la rédemption puisque selon Nestorius seule la nature humaine du Christ était morte sur la croix. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le concile d’Ephèse de 431 condamna Nestorius. Ses partisans se réfugièrent dans l’empire Sassanide (en particulier l’actuel Irak.)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La troisième controverse fut celle du monophysisme. Eutychès déclara qu’après la crucifixion de Jésus il ne subsistait que sa nature divine, le divin ayant alors absorbé l’humain. Le concile de Chalcédoine condamna le monophysisme et excommunia Eutychès. Le monophysisme triompha en Arménie, en Syrie, en Egypte et au Soudan. Les Arabes pré-islamiques étaient donc au contact direct des chrétiens et plus particulièrement des dissidents monophysites et nestoriens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-712974162172120879?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.pourlhistoire.com' title='Les polythéismes de l&apos;anté-Islam'/><link rel='enclosure' type='' href='http://www.pourlhistoire.com' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/712974162172120879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=712974162172120879&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/712974162172120879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/712974162172120879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2011/12/les-polytheismes-de-lante-islam.html' title='Les polythéismes de l&apos;anté-Islam'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-1434822629434106867</id><published>2011-01-26T08:48:00.005Z</published><updated>2011-01-26T09:26:13.420Z</updated><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline censuré</title><content type='html'>Sous la pression de groupes dont l'influence n'est plus à démontrer, le ministre de la culture a décidé de ne pas commémorer le cinquantième anniversaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline au motif de son antisémitisme forcené. Céline était un antisémite délirant mais il a été également l'un des plus grands écrivains français du XXème siècle. Devons-nous l'écarter du panthéon de la République des Lettres parce qu'il était un salaud ? Dans ce cas, éliminons tous les écrivains et les poètes qui se sont faits les complices du stalinisme et du maoïsme; tous ceux qui se sont compromis dans des trafics, ceux qui ont justifié des massacres, des guerres et des occupations injustes. La France doit assumer son héritage, le passif comme l'actif. Réécrire l'Histoire à coup de censure et d'auto-flagellation est pitoyable et dangereux. Nous ne censurerons jamais assez au yeux de certains. Cessons ces reculades permanentes et prenons le courage de commémorer le grand écrivain que fut Céline.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-1434822629434106867?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/1434822629434106867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=1434822629434106867&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/1434822629434106867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/1434822629434106867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2011/01/louis-ferdinand-celine-censure.html' title='Louis-Ferdinand Céline censuré'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-3601305217562015466</id><published>2009-05-27T15:22:00.001+01:00</published><updated>2009-05-27T15:22:50.396+01:00</updated><title type='text'>apparences et Réalité</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8R05yzKzNvs&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/8R05yzKzNvs&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-3601305217562015466?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/3601305217562015466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=3601305217562015466&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/3601305217562015466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/3601305217562015466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2009/05/apparences-et-realite.html' title='apparences et Réalité'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-7227615843450856692</id><published>2008-11-03T15:56:00.002Z</published><updated>2009-03-17T16:23:34.215Z</updated><title type='text'>D'un assassinat l'autre</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 28 avril 1407, profitant de la maladie du roi Charles VI, Louis d’Orléans obtient une réforme du Conseil qui lui en donne le contrôle face à son rival Jean sans Peur, duc de Bourgogne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Celui-ci décide d’éliminer la menace. Louis tombe sous les coups des spadassins le soir du 23 novembre 1407 à Paris. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;S’appuyant sur sa popularité auprès des bourgeois de la capitale, le coupable  échappe au jugement et à son éventuelle condamnation. Une lutte à mort s’ouvre entre la maison d’Orléans alliée aux Armagnac et Jean sans Peur. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Après la révolte cabochienne et sa répression à Paris, le royaume espère un répit. C’est alors que survient l’assassinat de Jean sans Peur à Montereau le 19 septembre 1419.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Essai historique publié aux Editions Le Manuscrit le 17 mars 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Pour en savoir plus sur cet ouvrage, cliquez&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=11860&lt;br /&gt;"&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-7227615843450856692?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/7227615843450856692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=7227615843450856692&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/7227615843450856692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/7227615843450856692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2008/11/dun-assassinat-lautre.html' title='D&apos;un assassinat l&apos;autre'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-3086202844780875949</id><published>2008-10-30T13:00:00.003Z</published><updated>2008-10-30T13:01:53.133Z</updated><title type='text'>Le chevaucheur des nuées</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/SQmwB40Iv3I/AAAAAAAAADY/-hH46JS0VUU/s1600-h/chevaucheur+des+nuees.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 219px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/SQmwB40Iv3I/AAAAAAAAADY/-hH46JS0VUU/s320/chevaucheur+des+nuees.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262931186036555634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est cette mystérieuse communauté des “serviteurs du chevaucheur des nuées“ ? Une bande d‘illuminés prônant toutes les transgressions au nom de la liberté et de la puissance ? Une redoutable organisation criminelle internationale dont les ramifications envahissent peu à peu toutes les sphères du pouvoir politique et économique ? Une quête haletante conduit Lou, héros malgré lui, à la recherche de la vérité. De Paris à Vancouver et du Caire aux souterrains de l‘antique cité d‘Ugarit en Syrie, sa route est jonchée de cadavres atrocement mutilés et d‘apparitions énigmatiques. Ce récit nous entraîne aux confins de la réalité et des illusions, là où les apparences se conjuguent en un cauchemar éveillé aux limites de la folie. Oeuvre de fiction ? En apparence...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-3086202844780875949?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/3086202844780875949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=3086202844780875949&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/3086202844780875949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/3086202844780875949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2008/10/le-chevaucheur-des-nues.html' title='Le chevaucheur des nuées'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/SQmwB40Iv3I/AAAAAAAAADY/-hH46JS0VUU/s72-c/chevaucheur+des+nuees.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-4773067293359301594</id><published>2008-10-30T12:36:00.003Z</published><updated>2008-10-30T12:41:59.166Z</updated><title type='text'>Mort étrange d'un général</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/SQmqdot_atI/AAAAAAAAADA/bMHetJ1lDgQ/s1600-h/couverture+mortgeneral.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 205px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/SQmqdot_atI/AAAAAAAAADA/bMHetJ1lDgQ/s320/couverture+mortgeneral.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262925065682381522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;small&gt;Ce roman nous plonge dans la période troublée de la fin de la guerre  d‘Algérie où s‘entrecroisent assassinats et complots. Les considérations  politiques ne facilitent pas le travail du commissaire chargé d’enquêter sur le  décès étrange d‘un général à la retraite. &lt;/small&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0); font-style: italic;"&gt;Le tonnerre gronda à nouveau. La pluie crépitait contre les volets. Un fin courant d’air frais caressa son corps engourdi. La fenêtre s’était-elle ouverte ? Ou bien était-ce une porte ? Ce bruit de pas feutré était-il le fruit de son imagination ? Peut-être avait-il la fièvre…Il sentit une présence, des odeurs. Il ne parvint pas à s’extraire de sa torpeur. Le souffle d’une respiration passa sur son visage. Il tenta de lever les bras mais ses membres étaient de plomb et refusaient d’obéir. Sa tête s’appuya contre un coussin ou un oreiller…Oui c’était certainement l’oreiller. Il était sûrement dans son lit. Il essaya de se redresser mais en vain. Sa tête était lourde. Il avait soif. Soudain, un merveilleux sentiment de fraîcheur envahit sa bouche chaude et sèche.&lt;/span&gt;"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-4773067293359301594?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/4773067293359301594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=4773067293359301594&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/4773067293359301594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/4773067293359301594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2008/10/mort-trange-dun-gnral.html' title='Mort étrange d&apos;un général'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/SQmqdot_atI/AAAAAAAAADA/bMHetJ1lDgQ/s72-c/couverture+mortgeneral.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-596977920745291245</id><published>2008-04-04T15:08:00.005+01:00</published><updated>2011-09-22T09:51:00.415+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La grande jacquerie de 1358'/><title type='text'>Le Coq Rouge: La grande jacquerie de 1358</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-LhZvmdcq-8o/Tnr2yL95tNI/AAAAAAAAAEQ/frAJqkCzs3c/s1600/jacques.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 266px; height: 279px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-LhZvmdcq-8o/Tnr2yL95tNI/AAAAAAAAAEQ/frAJqkCzs3c/s320/jacques.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5655103624183395538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le coq rouge : C’est sous ce vocable quelque peu étrange que les paysans du 14éme siècle désignent le feu. A la fin du printemps de 1358, le coq rouge embrase soudainement le nord et l'est de la région parisienne. Les incendies, les feux de joie puis les brasiers d’une impitoyable répression vont éclairer le ciel de Picardie et d’Ile-de-France entre le 28 mai et la fin du mois de juin.&lt;br /&gt;Lire une &lt;a href="http://bal-des-mots-dits.kazeo.com/"&gt;critique&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-596977920745291245?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/596977920745291245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=596977920745291245&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/596977920745291245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/596977920745291245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2008/04/le-coq-rouge-la-grande-jacquerie-de.html' title='Le Coq Rouge: La grande jacquerie de 1358'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-LhZvmdcq-8o/Tnr2yL95tNI/AAAAAAAAAEQ/frAJqkCzs3c/s72-c/jacques.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-654899786848321595</id><published>2007-12-05T08:41:00.000Z</published><updated>2007-12-05T08:44:05.293Z</updated><title type='text'>Henri POURRAT à Ambert et Paris</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/R1ZkhP1kU2I/AAAAAAAAABk/gUyrdG0pYak/s1600-h/Henri+Pourrat.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/R1ZkhP1kU2I/AAAAAAAAABk/gUyrdG0pYak/s200/Henri+Pourrat.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140406547039671138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Pourrat a vu le jour le 7 mai 1887 à Ambert, en Auvergne, pays qu’il ne cessera d’évoquer dans son oeuvre au point de n’apparaître, aux yeux de beaucoup, que comme un auteur régionaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’exception d’une année passée à Paris, au Lycée Henry IV, il ne quitte sa terre natale que pour de rares et brefs déplacements. Il est admis en 1905 à l’Institut national agronomique mais, atteint de tuberculose, il doit renoncer aux études et revient dans sa famille. Il s’impose une vie calme et régulière. Ses journées sont consacrées à l’écriture, aux promenades dans la campagne et à la lecture. Il publie ses premiers textes en 1906 dans des revues locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa santé fragile l’exonère de la mobilisation au moment de la déclaration de guerre en 1914. Le conflit lui inspire « Les montagnards ». Le livre est publié en 1919.&lt;br /&gt;Avec son frère Paul, Henri se lie d’amitié avec un autre Ambertois qui deviendra, lui aussi, un auteur reconnu : Alexandre Vialatte. Leurs relations épistolaires se composent d’un millier de lettres écrites de 1916 à 1959 témoignant d’une profonde amitié propice à l’échange en toute franchise de leurs avis et de leurs expériences.&lt;br /&gt;Il rencontre Jean Paulhan en 1920.&lt;br /&gt;En décembre 1921, il obtient le prix du Figaro pour le premier tome de « Gaspard des Montagnes ». Dix ans plus tard, c’est l’ensemble des quatre volumes qui est récompensé par le grand prix du roman de l’Académie Française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes » est un livre mettant en scène un paysan de la région d’Ambert, Gaspard. Le héros participe, malgré lui, aux sanglantes campagnes napoléoniennes et, rescapé des massacres, revient au pays après la défaite de la Grande Armée. Il se trouve rapidement plongé dans une succession d’aventures où l’auteur mêle les contes, les légendes et des faits réels comme l’assassinat du propriétaire du moulin à papier « Richard de Bas ». S’ouvrant sur « Le château des sept portes », l’ouvrage est articulé autour de « veillées », ces longues soirées d’hiver durant lesquelles les anciens contaient des histoires devant la cheminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1928, il épouse Marie Bresson au Vernet la Varenne et publie « Ceux d’Auvergne ».&lt;br /&gt;L’année suivante, son père décède. En 1930, il voyage dans le midi et publie le tome 3 de « Gaspard des montagnes ». C’est aussi l’année de la naissance de Françoise, sa fille aînée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son oeuvre est riche d’une centaine d’ouvrages : romans, biographies, essais historiques, philosophiques et religieux, contes… Parmi tous ses écrits, citons « Histoire des gens dans les montagnes du centre », « Le mauvais garçon », « Châteaux en Auvergne », « L’homme à la bêche », « Histoire fidèle de la bête en Gévaudan »… Loin d’être le prétexte à un régionalisme désuet, sa province natale est le cadre privilégié pour comprendre et mettre en valeur la nature sauvage et, témoin d’un ordre universel, le lien qui unit étroitement les paysans et la terre. De lui, Marie-Aimée Méraville n’a-telle pas écrit que « De ce sens cosmique, Henri Pourrat est aujourd’hui l’un des principaux répondants. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1941 Henri Pourrat reçoit le prix Goncourt pour « Vents de Mars ». Les dernières années de sa vie sont entièrement consacrées au monumental « Trésor des Contes » auquel il attachait une grande importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens, par une matinée glaciale de l’hiver de 1954, d’une silhouette qui apparut au bout d’une ruelle d’Ambert. L’homme portait un chapeau et ses épaules étaient recouvertes d’un manteau ou d’une cape. Ma mère me dit : « Tu vois cet homme là-bas ? C’est l’écrivain Henri Pourrat ». Je conserve un souvenir intact de cette fugitive rencontre comme de celle que je fis en 1965 dans une librairie du centre de Clermont-Ferrand avec le regretté Bernard Noël. L’acteur interprétait alors le rôle de Gaspard des montagnes pour l’adaptation télévisée qui était en train d’être réalisée au milieu des landes et des bois du Livradois qu’Henri Pourrat n’avait cessé d’aimer et d’évoquer jusqu’à cette journée du 16 juillet 1959 où il mourut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-654899786848321595?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/654899786848321595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=654899786848321595&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/654899786848321595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/654899786848321595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/12/henri-pourrat-ambert-et-paris.html' title='Henri POURRAT à Ambert et Paris'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/R1ZkhP1kU2I/AAAAAAAAABk/gUyrdG0pYak/s72-c/Henri+Pourrat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-2336168858878382714</id><published>2007-04-24T16:51:00.000+01:00</published><updated>2007-10-30T11:05:30.312Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Ro3tA4BCfOI/AAAAAAAAABc/NkIPrE6GjKs/s1600-h/celine.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Ro3tA4BCfOI/AAAAAAAAABc/NkIPrE6GjKs/s200/celine.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083980153663683810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Louis DESTOUCHES est né le 27 mai 1894 Rampe du pont à Courbevoie (Seine), dans l’appartement familial situé à côté de la boutique de mode et lingerie que tient sa mère Marguerite Guillou. Son père, Fernand Destouches, est employé dans une compagnie d’assurances.&lt;br /&gt;L’enfant est rapidement placé en nourrice à la campagne. Il rejoindra ses parent en 1897. A cette date, Marguerite a dû liquider son commerce qui périclitait. Les Destouches se sont installés rue de Babylone à Paris.&lt;br /&gt;Marguerite travaille à présent comme vendeuse dans la boutique de sa mère, Céline Guillou. Nouveau déménagement en novembre 1898 puis un suivant en juillet 1899. Désormais, la famille habite 67, passage Choiseul.&lt;br /&gt;Beaucoup plus tard, Louis devenu Louis-Ferdinand Céline (il a pris pour nom de plume le prénom de sa grand-mère maternelle), évoquera le passage Choiseul dans « Mort à crédit » en ces termes : « Au passage des Bérésinas, dans les étalages, partout, y avait des nombreux changements depuis que j’étais parti... Un projet était à l’étude pour amener l’électricité dans toutes les boutiques du Passage ! On supprimerait alors le gaz qui sifflait dès quatre heures du soir, par ses trois cent vingt becs, et qui puait si fortement dans tout notre air confiné que certaines dames, vers sept heures, arrivaient à s’en trouver mal...Cloches !... Sous cloche qu’on était ! sous cloche qu’il fallait demeurer ! Toujours et quand même ! Un point c’était tout !... »&lt;br /&gt;Après avoir obtenu le Certificat d’études primaires en juin 1907, Louis est envoyé en pension en Allemagne, près de Hanovre, pour y apprendre la langue. Ses parents souhaitent l’orienter vers une carrière commerciale et estiment que la connaissance de langues étrangères sera nécessaire à leur fils. Après avoir passé plus d’un an en Allemagne, Louis est envoyé en Angleterre. Il passe presque toute l’année 1909 dans des collèges britanniques, d’abord à Rochester puis à Broadstairs.&lt;br /&gt;De retour en France en janvier 1910, il entre en apprentissage chez un marchand de tissu.&lt;br /&gt;« On allait me mettre à l’épreuve. C’était fini d’être égoïste, pervers, insolite... J’allais avoir aussi mon rôle, mon but dans la vie ! Soulager maman !... Presto !... Charger, foncer sur un business ! » (Mort à crédit).&lt;br /&gt;Après les tissus, la bijouterie. Louis travaille successivement chez plusieurs joailliers. D’octobre 1911 à mai 1912 il est affecté à la succursale de Nice des frères La cloche, joailliers. Le 21 septembre de la même année, le jeune homme devance l’appel et s’engage dans l’armée pour trois ans. Il est affecté au 12e régiment de cuirassiers où il reçoit le grade de Brigadier en août 1913. C’est à ce moment qu’il rédige les Carnets du cuirassier Destouches qui seront publiés en marge du roman Casse Pipe.&lt;br /&gt;« Ces descentes aux écuries dans la brume matinale. La sarabande des galoches dans l’escalier, la corvée d’écurie dans la pénombre. Quel noble métier que le métier des armes. Au fait les vrais sacrifices consistent peut-être dans la manipulation du fumier à la lumière blafarde d’un falot crasseux ?... »&lt;br /&gt;Dès la déclaration de guerre à l’été de 1914, son régiment est engagé dans la bataille de la Lys. Le Maréchal des Logis Destouches se porte volontaire pour une mission de liaison. Il est blessé au bras droit. Cité à l’ordre du régiment, il est décoré de la croix de guerre. Le 1er décembre, il est transféré à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris puis à Paul-Brousse en banlieue. Il subit une seconde intervention chirurgicale début 1915. La guerre et ses horreurs marquent définitivement le futur écrivain. Le bruit, celui des bombes et des cris, les sifflements qui habiteront en locataires indélicats son cerveau et dont il ne cessera de dénoncer l’insoutenable tapage au fil de son œuvre : « ... je peux dire que je ne dors que par instants depuis novembre 14... je m’arrange avec bruits d’oreilles... je les écoute devenir trombones, orchestre complet, gare de triage... » (Nord).&lt;br /&gt;Les sons, les bruits surtout, vont marquer son style par le recours aux onomatopées (ptaf ! vlang ! pflaff ! vrrac ! craccs ! uuuh ! braoum ! broom ! branng !...) qui sont autant de notes de musique, de sa musique à lui : « vous vous maltraitez la tête pendant vingt ans, du diable si vous ne trouvez pas !... si borné, si peu mélodieux que vous soyez !... je redescends, j’ai les quatre notes... sol dièze ! sol ! la dièze !...si !... » (Rigodon).&lt;br /&gt;En mai 1915, il est affecté au consulat de France à Londres. En décembre, il est réformé. Il épouse à Londres Suzanne Nebout.&lt;br /&gt;En mars 1916, il est engagé en qualité de surveillant de plantation en Afrique. Il prend la direction d’une exploitation à Bikominbo mais doit être rapatrié en 1917 car il est atteint de dysenterie. Sur le bateau qui le ramène en France il écrit sa première œuvre de fiction intitulée Des vagues.&lt;br /&gt;De son séjour en Afrique, le futur Céline rapportera des souvenirs qu’il intégrera dans l’œuvre majeure qui fera de lui un écrivain de premier plan à partir de 1932, Voyage au bout de la nuit : « La végétation bouffie des jardins tenait à grand-peine, agressive, farouche, entre les palissades, éclatantes frondaisons formant laitues en délire autour de chaque maison, ratatiné gros blanc d’œuf solide dans lequel achevait de pourrir un Européen jaunet... »&lt;br /&gt;La cloche malodorante et étouffante du Passage Choiseul, le fumier des écuries de Rambouillet, la moiteur et les mouches d’Afrique sont autant d’éléments que le Céline hygiéniste note consciencieusement.&lt;br /&gt;En septembre 1916, Louis travaille avec Raoul Marquis, dit Henry de Graffigny (Courtial des Pereires dans Mort à crédit), directeur d’Euréka, une revue scientifique.&lt;br /&gt;Embauché en 1918 par la mission Rockfeller qui mène une active campagne contre la tuberculose, Louis Destouches parcoure la Bretagne. Il rencontre le docteur Follet à Rennes. En novembre 1918, Louis quitte la mission Rockfeller et s’inscrit pour passer son baccalauréat qu’il obtient au printemps 1919.&lt;br /&gt;Il épouse Edith, la fille du docteur Follet. A-t-il divorcé de Suzanne Nebout ? Nous l’ignorons. Etait-ce nécessaire ? Ce premier mariage n’avait pas été déclaré au consulat. Le couple s’installe à Rennes où Louis, bénéficiant du régime spécial des anciens combattants, s’inscrit à l’école de médecine. Le 15 juin 1920, Edith donne le jour à Colette. Le futur praticien soutient sa thèse le 1er mai 1924. Elle est consacrée à la vie et à l’œuvre du médecin hongrois Philippe-Ignace Semmelweis, précurseur de la lutte contre l’infection puerpérale. Le style de la thèse est délibérément littéraire.&lt;br /&gt;Recruté à nouveau par la fondation Rockfeller, Louis Destouches est mis à la disposition de la Commission d’Hygiène de la Société des Nations (S.D.N., l’ancêtre de l’O.N.U.) dont le siège est à Genève. Laissant sa femme et sa fille à Rennes, le jeune médecin s’installe au bord du lac Léman pour travailler avec le docteur Rajchman, dont il brossera le portrait sous les traits de Yundenzweck dans la pièce de théâtre L’église et de Yubelblat dans le pamphlet pacifiste et antisémite Bagatelle pour un massacre qu’il écrira en 1937. Dans le cadre de ses fonctions à la S.D.N., il conduit un groupe de médecins en 1925 aux Etats-Unis, à Cuba, au Canada et en Angleterre puis est envoyé en mission au Nigéria et au Sénégal en 1926. Il évoque son contact avec l’Amérique dans Voyage au bout de la nuit par ces phrases : « Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New-York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur. »&lt;br /&gt;Tous ces voyages l’obligent à délaisser Edith qui obtient le divorce en juin 1926. Louis Destouches commence la rédaction de L’Église. A Genève, il rencontre celle à qui il dédicacera le Voyage, Elisabeth Craig, une danseuse américaine de 23 ans.&lt;br /&gt;De retour à Paris, Louis ouvre un cabinet médical qu’il doit rapidement fermer faute de clientèle. Il assure alors des vacations au dispensaire de Clichy et s’installe rue Lepic [&lt;a id="nh1" name="nh1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="[1] Il habitait au fond de la cour du 98 dans ce qui est appelé (...)" href="http://www.terresdecrivains.com/Louis-Ferdinand-CELINE-a-Paris.html#nb1#nb1"&gt;1&lt;/a&gt;] avec Elisabeth. Le couple rencontre et fréquente le peintre Henri Mahé et la danseuse Karen Marie Jensen. Après avoir écrit une seconde pièce, Progrès, il songe à son roman qui deviendra Voyage au bout de la nuit et dont le personnage principal, Bardamu, semble être à la fois un double de l’auteur et également inspiré par Joseph Garcin que Louis a rencontré.&lt;br /&gt;Il continue, ponctuellement, à effectuer des missions pour le compte de la S.D.N.&lt;br /&gt;C’est au printemps 1931 que les premières pages du Voyage sont dactylographiées. Après les refus de quelques éditeurs dont Gallimard, c’est finalement Robert Denoël qui en accepte la publication. Désormais, nous ne parlerons plus du docteur Louis Destouches mais de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline. Robert Denoël est un jeune éditeur - il est âgé de trente ans - et s’est associé avec un commanditaire, Bernard Steele, qui se retirera de la société quatre ans plus tard. Les éditions Denoël sont connues depuis la publication en 1926 d’Hôtel du Nord d’Eugène Dabit. Robert Denoël demande à Céline de procéder à quelques coupures afin d’éliminer certains propos qu’il juge obscènes, mais l’auteur s’y refuse catégoriquement. Le texte est donc publié tel quel. C’est un succès et l’on en parle rapidement pour le prix Goncourt mais, au dernier moment et contre toute attente, le prix est attribué à Guy Mazeline pour son roman Les Loups. Céline reçoit le prix Renaudot 1932.&lt;br /&gt;En juin 1933, Elisabeth Craig quitte définitivement la France pour les Etats-Unis. Céline se met à la rédaction de Mort à crédit. En septembre, les éditions Denoël et Steele publient L’Église. Le 1er octobre, l’auteur prononce un hommage à Zola à Médan.&lt;br /&gt;En juin 1934, il part aux Etats-Unis pour tenter de convaincre Elisabeth de revenir avec lui en France, en vain. De retour après un séjour américain de deux mois, il effectue plusieurs voyages en Europe puis s’efforce d’achever le roman en cours avant de se rendre à Londres en novembre. Il y rencontre celle qui va devenir sa compagne jusqu’au bout de son voyage : Lucette Almansor, qu’il épousera en 1943.&lt;br /&gt;Mort à crédit est publié au printemps de 1936. A la fin de l’année, son éditeur publie sa thèse La vie et l’œuvre de Semmelweis et le pamphlet anti-communiste Mea culpa inspiré par l’impression qu’il a retirée de son voyage en URSS durant l’été.&lt;br /&gt;De mai à septembre 1937, il rédige un second pamphlet : Bagatelle pour un massacre qui est publié, toujours par Denoël, en décembre.&lt;br /&gt;Durant l’année suivante il parcourt l’Amérique du Nord et l’Angleterre et écrit son troisième pamphlet L’École des cadavres qui est publié en novembre. En 1939, le décret Marchandeau condamnant la haine raciale entre en vigueur. Les deux pamphlets sont retirés de la vente. L’École des cadavres ressort quelques mois plus tard après avoir été expurgé de six pages controversées.&lt;br /&gt;De la « drôle de guerre », la France plonge brutalement dans la vraie. La défaite est aussi fulgurante qu’inattendue. C’est l’exode. Céline, nommé médecin-chef du dispensaire de Sartrouville, est chargé d’évacuer en ambulance une femme et des nourrissons jusqu’à La Rochelle : « Notre bouzine cane, grelotte, engagée traviole au montoir entre trois camions déporte, hoquette, elle est morte ! Moulin fourbu ! Depuis Colombes qu’elle nous prévient qu’elle en peut plus ! de cent malaises asthmatiques... Elle est née pour les petits services... pas pour les chasses à courre d’enfer ! Toute la foule râle à nos trousses qu’on avance pas... » (Guignol’s band).&lt;br /&gt;La défaite est consommée. Le pays est coupé en deux zones. Céline et Lucette s’installent rue Girardon, sur la butte Montmartre. Il rédige et publie en février 41 un nouveau pamphlet, Les Beaux draps. Il écrit également plusieurs articles antisémites qu’il envoie à différents journaux tout en se gardant de rallier un mouvement politique ou une rédaction de la presse collaboratrice. Néanmoins, il assiste en compagnie de Lucette, à un meeting de Jacques Doriot au Vel’ d’Hiv’ en février 42.&lt;br /&gt;Il consacre l’essentiel de l’année à rédiger Scandale aux Abysses et à entamer la rédaction de Guignol’s band. Les précédents pamphlets sont réimprimés par Denoël. En septembre, paraît une nouvelle édition de Mort à crédit illustrée par son ami le peintre Gen Paul.&lt;br /&gt;Guignol’s band sort en mars 1944. Compte-tenu de ses écrits, de ses amitiés avec certains collaborateurs et occupants, Céline se sent menacé. L’effondrement du gouvernement de Vichy et la retraite allemande l’incitent à quitter la France. Il a l’intention de gagner le Danemark où vit son amie Karen Marie Jensen à laquelle il a, semble-t-il, confié de l’argent, peut-être des lingots d’or ? Il faut traverser l’Allemagne sous les bombardements alliés incessants. Ils sont bloqués à Baden-Baden et n’obtiennent pas les visas nécessaires pour le Danemark. Ils se retrouvent dans un village du Brandebourg en compagnie de l’acteur Le Vigan et du chat Bébert que ce dernier confiera au couple. « Juste au moment : vzzzz ! un petit avion pique... de très haut... nous passe par-dessus, pas le temps de faire : ouf ! et nous repasse... et encore !... en loopings !... je me ressaisis... je le vois... c’est un « Maraudeur », un escorteur de « forteresses »... c’est déjà arrivé deux fois... il y a un mois... comme ça, qu’ils piquent se rendre compte... » (Nord).&lt;br /&gt;En octobre 44, ils sont à nouveau déplacés et envoyés à Sigmaringen dans le sud de l’Allemagne où se sont réfugiés tous les collaborateurs français du régime nazi. Ils sont logés à l’extérieur du château occupé par les membres du gouvernement de Vichy dans une ambiance surréaliste. « ... la Chancellerie du Grand Reich avait trouvé pour les Français de Siegmaringen une certaine façon d’exister, ni absolument fictive, ni absolument réelle, qui sans engager l’avenir, tenait tout de même compte du passé... statut fictif, « mi-Quarantaine mi-opérette »... » (D’un château l’autre).&lt;br /&gt;En fin de compte, Céline, sa femme et Bébert sont autorisés à partir pour le Danemark. Nouvelle traversée mouvementée de l’Allemagne en ruine et totalement désorganisée. Ils arrivent à Copenhague le 27 mars 1945. « Je me dis : Lili, je te retrouve, t’es là !... Bébert aussi !... oh, mais les sirènes... que de sirènes !... autant qu’à Berlin... ici ils devraient avoir fini, assez ratatiné tout !... enfin, à peu près... ou alors !... uuuh !... brang !... braoum !... des bombes... des bombes,... » (Rigodon).&lt;br /&gt;Céline apprend le décès de sa mère survenu le 6 mars. Le 19 avril, un mandat d’arrêt est lancé contre lui pour haute trahison. Le 17 décembre, Céline et Lucette (Lili dans les romans) sont arrêtés par la police danoise. Le 2 du même mois, Robert Denoël a été assassiné à Paris dans des conditions non élucidées. A la fin du mois, Lucette est relâchée. De cellule en hôpital, sa santé se dégradant, Louis est finalement libéré sur parole le 24 juin 1947. Il a commencé la rédaction de Féerie pour une autre fois.&lt;br /&gt;Lucette et Louis sont logés dans la demeure de leur avocat Me Mikkelsen, sur les bords de la Baltique. A Paris, les amis de Céline commencent à s’agiter en sa faveur. Albert Paraz publie Gala des vaches contenant plusieurs lettres de Céline dont celle intitulée Lettre à Jean-Baptiste Sartre, l’agité du bocal. Le Voyage et Casse-pipe sont réédités.&lt;br /&gt;Le couple rentre en France en 1951. Céline signe un contrat d’exclusivité avec les éditions Gallimard et s’installe à Meudon. Les Entretiens avec le professeur Y sont publiés en 55 et D’un château l’autre sort deux ans plus tard. Le livre est violemment pris à partie par d’anciens collaborateurs. En mai 1960, Nord est publié.&lt;br /&gt;Le voyage s’achève à Meudon le 1er juillet 1961 juste après avoir achevé une seconde rédaction de Rigodon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Découvrez la vie de Louis-Ferdinand Céline à travers l'émission TV qui lui a été consacrée. L'émission (série "Un siècle d'écrivains") a été découpée en 3 parties:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1yppn_louis-ferdinand-celine-partie-1_creation"&gt;1ère partie: 15mn35&lt;/a&gt;&lt;br&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1ypwn_louis-ferdinand-celine-partie-2_creation"&gt;2ème partie: 16mn11&lt;/a&gt;&lt;br&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1yq4h_louis-ferdinand-celine-partie-3_creation"&gt;3ème partie: 14mn47&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© Alain Mourgue 2006-2007&lt;br /&gt;&lt;a href="http://technorati.com/claim/qjyzcqbikf" rel="me"&gt;Technorati Profile&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-2336168858878382714?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/2336168858878382714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=2336168858878382714&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/2336168858878382714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/2336168858878382714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/04/louis-ferdinand-cline.html' title='Louis-Ferdinand Céline'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Ro3tA4BCfOI/AAAAAAAAABc/NkIPrE6GjKs/s72-c/celine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-5181452877715605735</id><published>2007-03-18T14:39:00.001Z</published><updated>2008-03-16T10:29:17.630Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Margot reine d&apos;Usson'/><title type='text'>Margot reine d'Usson. La relégation de Marguerite de Valois en Auvergne: 1585 - 1605</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/R6LrM3ho-bI/AAAAAAAAABs/TObBOPZllV4/s1600-h/margot+reine+usson.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/R6LrM3ho-bI/AAAAAAAAABs/TObBOPZllV4/s320/margot+reine+usson.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161946729216014770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Marguerite de Valois, épouse de Henri de Navarre (futur Henri IV), est contrainte de quitter rapidement Agen afin de trouver refuge à Carlat en Haute Auvergne. Elle n'y restera qu'une année puis devra se résoudre à accepter l'offre de sa mère Catherine de Médicis. Elle part vers Ybois, près d'Issoire. Elle y sera capturée sur ordre de son frère Henri III puis détenue durant près de 20 ans au château d'Usson. Cet ouvrage qui est publié aux éditions "Le Manuscrit" retrace la longue relégation de Marguerite (la "reine Margot") en Auvergne qui prendra fin à l'été de 1605.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;"... Le froid se fait ressentir dès la fin de l’après-midi, obligeant Marguerite et ses dames à s’emmitoufler dans leurs manteaux. Elle fait étape à Murat, sur les bords de l’Allagnon, où elle passe deux nuits à l’abri d’une maison fortifiée appartenant à un noble de la ville. Elle traverse le bourg fortifié d’Allanche dans lequel se réunira un an et demi plus tard la noblesse de Haute Auvergne afin de désigner deux députés pour les Etats Généraux de Blois. La troupe traverse les vastes étendues herbeuses qui s’étendent à perte de vue à plus de 1 100 mètres d’altitude en limite de la Haute et de la Basse Auvergne. Au fond de petites combes, on devine au vert plus soutenu de la couverture végétale le repos sournois des sagnes, ces marécages où les hommes et les chevaux égarés s’enlisent irrémédiablement. La chaîne du Sancy barre l’horizon.&lt;br /&gt;Elle arrive au Luguet (actuellement Anzat le Luguet, Puy-de-Dôme) le 16 octobre en fin de matinée. Louis de la Rouchefoucauld, comte de Randan, qui est le chef des ligueurs en Auvergne et dont le frère est évêque de Clermont, l’invite à sa table."&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Commandez l'ouvrage aux éditions &lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=9973"target="_blank"&gt;Le Manuscrit"&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-5181452877715605735?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/5181452877715605735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=5181452877715605735&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/5181452877715605735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/5181452877715605735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/03/margot-reine-dusson-la-relgation-de.html' title='Margot reine d&apos;Usson. La relégation de Marguerite de Valois en Auvergne: 1585 - 1605'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/R6LrM3ho-bI/AAAAAAAAABs/TObBOPZllV4/s72-c/margot+reine+usson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-6328154289827195369</id><published>2007-02-10T09:43:00.001Z</published><updated>2011-01-18T15:40:51.101Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extrait de &quot;Dynamique de groupe&quot;'/><title type='text'>Dynamique de groupe</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3KPdBFVGI/AAAAAAAAAAY/S_bXROxFqRw/s1600-h/dynamic.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029898725678732386" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3KPdBFVGI/AAAAAAAAAAY/S_bXROxFqRw/s320/dynamic.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Présentation du roman &lt;span style="color:#000099;"&gt;"&lt;em&gt;Dynamique de groupe&lt;/em&gt;"&lt;/span&gt; : &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;Sur fond de secte et de manipulation, au cours d'un séminaire de formation pour les cadres, ce roman aborde la relation complexe qui s'établit entre l'auteur et ses personnages. Ce récit, à limite du fantastique et du policier, a donné naissance au "&lt;em&gt;Chevaucheur des nuées&lt;/em&gt;".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Extrait:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Bref nous sommes dressés pour vivre en société en êtres domestiqués et normalisés. Toute déviance est suspecte. Dans ces conditions notre société produit des individus semblables les uns aux autres, voire interchangeables. C’est le règne de la moyenne pour ne pas dire de la médiocrité. Or, être un chef, c’est être capable de se placer au-dessus et au-devant de la foule pour indiquer la direction, insuffler l’énergie créatrice, communiquer la force qui renverse les montagnes. Pour devenir un chef il faut oser, transgresser. Transgresser l’ordre établi, bousculer les habitudes et les rentes de situation. Il faut savoir oublier, lorsque c’est nécessaire, les interdits sociaux ou moraux qui sont, certes, une garantie de paix sociale mais qui font courir les champions avec des semelles de plomb."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte intégral du roman peut être téléchargé gratuitement sur:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.quellehistoire.com"&gt;http://www.quellehistoire.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ebooksgratuits.com/"&gt;http://www.ebooksgratuits.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Lire une critique de&lt;a href="http://bal-des-mots-dits.kazeo.com/LIVRES-Critique/Dynamique-de-groupe-Alain-Mourgue,a978826.html"&gt; Dynamique de groupe&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-6328154289827195369?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/6328154289827195369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=6328154289827195369&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/6328154289827195369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/6328154289827195369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/02/dynamique-de-groupe.html' title='Dynamique de groupe'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3KPdBFVGI/AAAAAAAAAAY/S_bXROxFqRw/s72-c/dynamic.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-1016813725253370241</id><published>2007-02-06T12:31:00.001Z</published><updated>2008-05-23T08:42:06.077+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mérigot Marchès'/><title type='text'>Mérigot Marchès, gentilhomme brigand 1360-1391</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Re1IjrWMOEI/AAAAAAAAABI/v0Hl_L_NZYU/s1600-h/merigotmarches.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5038763335865874498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Re1IjrWMOEI/AAAAAAAAABI/v0Hl_L_NZYU/s200/merigotmarches.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Extrait de &lt;em&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;"Mérigot Marchès"&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;(publié aux éditions Le Manuscrit, Paris).&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Histoire d'un gentilhomme qui, durant la guerre de Cent Ans, prit la tête d'une bande de "routiers" et répandit la terreur en Auvergne au nom du roi d'Angleterre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Ils traversèrent plusieurs hameaux déserts et en ruine. Ils apercevaient, de ci de là, les squelettes calcinés des granges brûlées que les paysans, las des destructions et des pillages à répétition, avaient renoncé à reconstruire.&lt;br /&gt;La troupe se glissa sous les frondaisons et descendit jusqu’à la rivière afin de remonter son cours jusqu’au pied du château convoité.&lt;br /&gt;Arrivés tout près des murs du château, ils aperçurent un homme assis sur un tronc, somnolant près de la porte. Un de ses compagnons, un Breton qui était habile arbalétrier, lui demanda :&lt;br /&gt;- « Veux-tu que je te rende tout mort ce portier et du premier coup ? »&lt;br /&gt;Il acquiesça et répondit : « Oui, je t’en prie ! »&lt;br /&gt;Son compagnon sortit un carreau de son baudrier et tendit la corde de son arme. Il plaça le carreau, ajusta son tir et actionna le mécanisme. Le trait se ficha dans la tête du malheureux."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;A. Mourgue&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=9030"target="_blank"&gt;Commander l'ouvrage aux éditions Le Manuscrit&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.placedeslibraires.fr/dlivre.php?gencod=9782748187427"&gt;place des libraires&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.quellehistoire.com/merigot.html"target="_blank"&gt;Cliquez ici pour en savoir plus sur Mérigot Marchès&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-1016813725253370241?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/1016813725253370241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=1016813725253370241&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/1016813725253370241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/1016813725253370241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/02/mrigot-marchs-gentilhomme-brigand-1360.html' title='Mérigot Marchès, gentilhomme brigand 1360-1391'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Re1IjrWMOEI/AAAAAAAAABI/v0Hl_L_NZYU/s72-c/merigotmarches.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-6878592845394777032</id><published>2007-02-06T12:26:00.000Z</published><updated>2007-02-14T09:52:48.253Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les racines de sang'/><title type='text'>Les racines de sang</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3b0NBFVHI/AAAAAAAAAAk/91BhpR6h9Fs/s1600-h/racines+de+sang.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029918048736597106" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3b0NBFVHI/AAAAAAAAAAk/91BhpR6h9Fs/s200/racines+de+sang.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Présentation du roman policier &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;"&lt;em&gt;Les racines de sang&lt;/em&gt;"&lt;/span&gt; (éditions MCED, 2004) &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#ff6666;"&gt;Inspirée de faits réels, cette histoire nous transporte dans les régions montagneuses et les forêts d’Auvergne où le passé ne cesse de se mêler au présent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Extrait:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"Il prit sa voiture et roula pendant près de deux heures le long des petites routes. Il s’arrêta parfois en se demandant dans quelle maison isolée, au fond de quel bois, dans le creux de quel vallon était dissimulée la fillette ?&lt;br /&gt;Le relief était accidenté et la région peu peuplée. Il était aisé de dissimuler une gamine sans que quiconque ne s’aperçoive de quoi que ce soit. En cette saison les gens évitaient de s’attarder hors de chez eux. Les chemins étaient impraticables et les troupeaux restaient dans les étables. C’était un endroit idéal pour se cacher. Mathieu savait par son père que durant la guerre les réfractaires au STO ou les résistants se réfugiaient dans les forêts et l’occupant ne s’y risquait qu’avec d’infinies précautions et des moyens considérables.&lt;br /&gt;Il lui parut peu probable que le ravisseur ait pu transporter sa victime loin d’ici. Peu d’autos avaient circulé le soir du six décembre. Les routes étaient enneigées. Hormis ce mystérieux véhicule orange que des témoins avaient aperçu, les seuls véhicules qui avaient circulé étaient ceux des habitants du village partis à la recherche de la petite." &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Mourgue &lt;a href="http://www.quellehistoire.com"&gt;http://www.quellehistoire.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-6878592845394777032?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/6878592845394777032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=6878592845394777032&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/6878592845394777032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/6878592845394777032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/02/les-racines-de-sang.html' title='Les racines de sang'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3b0NBFVHI/AAAAAAAAAAk/91BhpR6h9Fs/s72-c/racines+de+sang.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-8556731353261900867</id><published>2007-02-06T12:17:00.000Z</published><updated>2007-07-06T08:08:53.872+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mort étrange d&apos;un général'/><title type='text'>Mort étrange d'un général</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3c9dBFVII/AAAAAAAAAAw/or8Dxk8VMTc/s1600-h/mort+etrange+d+un+general.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029919307162014850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3c9dBFVII/AAAAAAAAAAw/or8Dxk8VMTc/s200/mort+etrange+d+un+general.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Présentation du roman policier &lt;span style="color:#660000;"&gt;"&lt;em&gt;Mort étrange d'un général&lt;/em&gt;"&lt;/span&gt; (éditions le Manuscrit, Paris) &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;Printemps 1962 : l'Algérie s'apprête à devenir indépendante. L'OAS multiplie les attentats. Dans un château de la campagne auvergnate, on découvre le corps inanimé de l'ex-général Xavier Royer des Touches. Les gendarmes concluent rapidement au suicide. Alerté par un de ses amis, le commissaire Loubeyre arrive sur les lieux... Qui était véritablement la victime ? Quel rôle joue donc son entourage et surtout sa belle-soeur, la mystérieuse Marie-Caroline ? Autant de questions qui relancent l'enquête. Celle-ci est vite soumise à de fortes pressions politiques car l'époque est troublée et dangereuse. Le commissaire est rapidement entraîné dans un monde où se mêlent passion, terrorisme, services secrets et barbouzes.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Extrait:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Il était dépourvu d’expression. Etait-ce un visage ou un masque ? Deux yeux bleus le fixaient sans ciller. Qui se dissimulait derrière ce visage ? Peut-être un ami perdu de vue ou un inconnu, croisé au cours de la vie durant un instant si bref que l’esprit l’avait enregistré sans qu’il en eut conscience ? Il songea…Mais n’était-il pas déjà dans un songe ? Non ! Il ne songea à rien. Il subissait son rêve. Combien de temps les yeux d’azur le fixèrent-ils ? Une seconde ? Une heure ? Une éternité…Une sensation de bien-être métissée d’angoisse l’envahit. Une idée incongrue lui vint à l’esprit : La mort a-t-elle les yeux bleus ?&lt;br /&gt;Le visage s’effaça subitement derrière un voile noir. Tout s’évanouit : la respiration de l’être mystérieux, l’odeur de sa sueur, la soif qui brûlait sa gorge, la fraîcheur de l’air, le grondement de la foudre. Il sombra dans un profond sommeil sans rêve et sans trêve."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alain Mourgue&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=5671"target="_blank"&gt;Commander cet ouvrage aux éditions Le Manuscrit&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-8556731353261900867?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/8556731353261900867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=8556731353261900867&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/8556731353261900867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/8556731353261900867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/02/mort-trange-dun-gnral.html' title='Mort étrange d&apos;un général'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3c9dBFVII/AAAAAAAAAAw/or8Dxk8VMTc/s72-c/mort+etrange+d+un+general.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-8616134819077436219</id><published>2007-02-06T10:06:00.001Z</published><updated>2011-01-18T15:42:38.676Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le bonheur du monde (roman)'/><title type='text'>Le bonheur du monde</title><content type='html'>Extrait du roman (non encore édité) &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;em&gt;"Le bonheur du monde"&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Frege était un spectacle à lui tout seul. Il se laissait emporter par sa logorrhée, inconscient du risque auquel sa passion l’exposait. Ce qui ne pouvait manquer d’arriver survint. Il évoqua Paul, ce démon qui taraudait son intelligence et plantait en sa raison une écharde dont il ne parvenait pas à se défaire. Le nom de Paul qui agissait sur lui comme un purgatif résonna dans la salle comme les trompettes de l’apocalypse. Frege ne put s’empêcher de se lancer inconsidérément dans une exubérante litanie d’épithètes pour mieux avilir son ennemi. D’abord tribunal, puis cirque, stade, studio de télévision et théâtre, l’espace se mua soudain en volcan prêt à vomir sa lave incandescente, à projeter au ciel des nuées ardentes et dévastatrices. La simple énonciation du nom maléfique avait suffi à déclencher l’inévitable explosion. Tout le corps de l’orateur fut parcouru de tremblements. Il entra en transe. Véritable blennorrhée, un torrent diarrhéique de vitupérations antireligieuses jaillit de sa bouche et se répandit sur l’assistance. Il fut pris de convulsions. Il battit l’air de ses bras. Ses yeux tentaient de jaillir de leurs orbites. Ses lèvres étaient devenues sèches et l’écume apparut à leur commissure."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Alain Mourgue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;&lt;em&gt;"Le bonheur du monde"&lt;/em&gt; est une réponse au livre de &lt;span style="color:#330000;"&gt;Michel Onfray&lt;/span&gt; intitulé &lt;em&gt;"Traité d'athéologie"&lt;/em&gt; (éd. Grasset).&lt;/span&gt; Vous pouvez télécharger le texte intégral sur le site:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.quellehistoire.com"&gt;http://www.quellehistoire.com&lt;/a&gt; (téléchargement gratuit dans l'attente d'une prochaine publication).&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Lire une critique du&lt;a href="http://bal-des-mots-dits.kazeo.com/LIVRES-Critique,r48813.html"&gt; Bonheur du monde&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-8616134819077436219?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/8616134819077436219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=8616134819077436219&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/8616134819077436219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/8616134819077436219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/02/le-bonheur-du-monde.html' title='Le bonheur du monde'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2338224847128638466.post-6744313376716132342</id><published>2007-02-06T10:00:00.000Z</published><updated>2007-02-14T09:56:07.125Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman policier et fantastique: Le chevaucheur des nuées'/><title type='text'>Le chevaucheur des nuées</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3Dr9BFVFI/AAAAAAAAAAM/dFGc8_CbZmM/s1600-h/chevaucheur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029891518723609682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3Dr9BFVFI/AAAAAAAAAAM/dFGc8_CbZmM/s320/chevaucheur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Présentation du roman &lt;span style="color:#330099;"&gt;"&lt;em&gt;Le chevaucheur des nuées&lt;/em&gt;"&lt;/span&gt; (Alain Mourgue). Editions ebooksLib (Canada).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#6633ff;"&gt;Quelle est cette mystérieuse communauté des « serviteurs du chevaucheur des nuées » ? Une bande d’illuminés prônant toutes les transgressions au nom de la liberté et de la puissance ? Une redoutable organisation criminelle internationale dont les ramifications envahissent peu à peu toutes les sphères du pouvoir politique et économique ? Une quête haletante conduit Lou, héros malgré lui, à la recherche de la vérité. De Paris à Vancouver et du Caire aux souterrains de l’antique cité d’Ugarit en Syrie, sa route est jonchée de cadavres atrocement mutilés et d’apparitions énigmatiques. Ce récit nous entraîne aux confins de la réalité et des illusions, là où les apparences se conjuguent en un cauchemar éveillé aux limites de la folie. Œuvre de fiction ? En apparence…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Extrait:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Les policiers, malgré les situations tragiques auxquelles ils ont l’habitude d’être confrontés, ont été glacés d’horreur et les plus jeunes ont été pris de nausées. Les meubles étaient vidés et leur contenu répandu sur le sol. Dans le salon gisait un corps baignant dans son sang. C’était le cadavre de la fille, Marie-Charlotte, je crois. Son corps était dénudé et les vêtements épars. Enfin, quand je dis le corps, je devrais plutôt dire les morceaux du corps. D’après mon informateur, la tête et les membres avaient été détachés du tronc. Du travail de professionnel paraît-il. Le décès semble consécutif à un coup porté au cœur par une arme tranchante. A priori, il n’y a pas eu de sévices sexuels.&lt;br /&gt;Les policiers sont montés à l’étage et ont trouvé le reste de la famille dans le même état. Le gamin était dans sa chambre, étendu sur le sol, et les parents sur leur lit. Les enquêteurs sont intrigués par ce qui ressemble à une véritable mise en scène macabre."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Alain Mourgue (&lt;a href="http://www.quellehistoire.com"&gt;http://www.quellehistoire.com&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2338224847128638466-6744313376716132342?l=alainmourgue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alainmourgue.blogspot.com/feeds/6744313376716132342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2338224847128638466&amp;postID=6744313376716132342&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/6744313376716132342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2338224847128638466/posts/default/6744313376716132342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alainmourgue.blogspot.com/2007/02/le-chevaucheur-des-nues-extrait.html' title='Le chevaucheur des nuées'/><author><name>Alain Mourgue</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08948940575071035469</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eDJBLqwoz1I/Rc3Dr9BFVFI/AAAAAAAAAAM/dFGc8_CbZmM/s72-c/chevaucheur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
